lundi 4 juin 2012

De la nuit blanche et obscure d'un absent...

Il est des silences plus parlants que bien des mots trop bien choisis.
Il est des blancs bien plus cruels que bien des cris bien trop stridents.
Il y a l'absent qui ne fait du tort qu'à lui même,
Ne brillant pas assez pour se faire remarquer.
Il est des fenêtres qui n'auront jamais laissé passer la lumière,
Des toits sous lesquels on ne me verra pas grimper, 
Des tables qui ne me serviront jamais de bols d'air,
Des verres vides qui n'ont pas fini de me faire trinquer.
Il est un soleil qui n'aura brillé que pour me laisser dans l'ombre,
Une lune qui ne veut plus bercer mes illusions,
Un sommeil qui me laisse à ma peine au lieu de m'emporter,
Il y a le rêve qui m'abandonne avant de se réaliser.

4 commentaires:

  1. il reviendra... le rêve.

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    1. Qui que vous soyez, merci de vouloir me rassurer, mais non, il ne reviendra pas... Et attendre son frère jumeau ferait perdre à ce nouveau rêve la magie de l'inattendu, ingrédient qui faisait la saveur essentielle de ce genre de rêve. Un rêve se construit patiemment, mais une fois qu'il s'est concrétisé, réalisé, en me laissant de côté, absent, oublié, il est trop tard, car la réalité, elle, n'attend pas...

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  2. Réponses
    1. Merci et je suis heureux que cela vous parle, Pastelle, mais j'espère pour vous que cela ne fait pas écho à du vécu, il est quand même plus agréable de dormir la nuit :-)

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Et vous, z'en pensez quoi?