mercredi 9 mai 2012

Le radeau du médusé

"Avant de penser à ce que tu perds, pense d'abord à ce qu'il te reste, pour savoir ce dont tu disposes pour surmonter cela" tente-je de me convaincre...

Le temps est un drôle de cours d'eau sur lequel on n'a pas de prise. Ses turbulences nous arrachent parfois de précieux morceaux de notre vie. Il faut beaucoup de courage pour s'empêcher de rester focalisé sur ce que l'on perd, pour ne pas y agripper notre regard, jusqu'à ce que cela disparaisse de la ligne d'horizon...
Qu'il s'agisse de la perte d'un bout de soi ou d'un autre, il faut beaucoup de courage pour se focaliser au contraire sur ce qui reste en soi et sur ceux qui restent, autour de soi.
Infiniment précieux, ils sont là pour nous aider à affronter ce manque, et continuer à avancer, que l'on soit blessé par le regret, miné par le remord, anéanti par la tristesse. Leur préciosité ne compensera jamais ce que l'on perd. Mais elle nous aide à nous emplir du souvenir apaisant, et évacuer notre peine.

Bon sang que ce radeau de fortune, qui nous fait traverser l'existence, est parfois inconfortable  ! Mais bon sang qu'est-ce qu'on y est bien quand même....
Et de me remettre à pécher...

Pensées aquatiques à Marie la Sardine

5 commentaires:

  1. Je sens ce texte, enfin non je ne le sens pas mais je ressens beaucoup de double-entendre comme disent nos amis anglo-saxons. Le problème est que n'étant pas celle à qui est destiné le message, je ne peux en comprendre tous les enjeux voire toute la subtilité. Quand reprenez-vous le cours de réflexions accessibles à tout le monde ?

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    1. Content de vous relire ici, Gi.
      Pour être tout à fait honnête, ce message n'est adressé à personne en particulier. Il s'agit juste d'une expression évasive inspirée par le billet cité, autour de la thématique des deuils tragiques ou dérisoires de l'existence. Pas de double sens, mais du vague, de l'abstrait... Ne m'en voulez pas, en ce moment j'ai un peu le verbe parabolique !
      Et en ce lieu peu fréquenté et mal entretenu je suis plus coutumier de l'expression hermétique que de la réflexion accessible, non? Où se trouvent les propos plus intelligibles que vous évoquez?

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  2. Vous n'attraperez rien, sinon peut-être des mains,

    éparses et perdues....

    éperdues d'être

    abandonnées,

    Mais quelle immensité......

    et puis,

    faudrait il vraiment et vainement

    arriver à tout prix......

    Le Ciel est tellement bien

    Dégagé......

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    1. Chaque main tendue est en effet une destination à elle seule, et c'est le rêve du pêcheur que je suis, moi qui lance des bouteilles à la mer en guise d'hameçon, que de voir des mains se rencontrer, se tendre et se serrer :-)

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  3. Oui,

    Des Dimensions,

    Complexités

    Ré-Unies....

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Et vous, z'en pensez quoi?