lundi 12 juillet 2010

"En deux ans, quatre crises"

"En tant que chef de l'État, j'ai été gâté", a fait observer notre bon président, déguisé ce soir en Caliméro, citant la crise financière, la crise économique, la crise agricole, la crise de l'euro...
"En deux ans, quatre crises"

C'est sans doute pour cette raison que cet homme courageux, meurtri par la calomnie, va persévérer dans sa mission, et poursuivre toutes les pistes qui nous ont amenés à cette situation flamboyante.
On va racler les fonds de tiroirs en dépoussiérant des niches fiscales, ok, mais on va surtout ne pas toucher au bouclier fiscal (on appelle ça "redonner de la compétitivité et de l'attractivité à la France")
Et bien sûr, moins de fonctionnaires, démantèlement des services publics, la fin des 35 heures s'il en restait, les "doubles" heures supplémentaires, (après 18h et après 60 ans), et toujours le tralala sur l'innovation des entreprise, la fuite en avant quoi...

3 commentaires:

  1. Ah zut, j'ai loupé cette interview ! Action manquée ? Je m'interroge car pourtant je voulais écouter ce qu'il pouvait bien avoir à dire. Avez-vous résumé là fidèlement le néant de son intervention ?

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  2. Je ne sais pas si j'ai bien résumé.
    Les éditorialistes de droite sont apparemment rassurés par leur champion qui pour la énième fois leur a montré hier soir qu'il avait changé, qu'il était humble, rigoureux, pédagogue, humain, intègre... :-)
    Le président s'est blanchi, il s'est lavé de tout soupçon, on est content.
    Et apparemment Pujadas a montré hier soir à quel point il méritait sa "Laisse d'or" décernée il y a peu, puisqu'il a eu l'intelligence de ne pas aborder des thèmes qui auraient empêché le président de bien se préoccuper du sort de ses concitoyens (le financement de l'UMP, le fisc qui a reversé 30 millions d'euros à une dame suspectée d'avoir fraudé plusieurs centaines millions, son grand camping-car volant à 180M€, Karachi...

    Enfin je dis ça, je n'ai vu que les 10 premières minutes : j'ai craqué quand il a sorti sa théorie du complot (en gros "c'est parce que je m'attaque aux privilégiés avec mes réformes que certains cherchent à me descendre"). Et aussi quand, après avoir énuméré à Pujadas les campagnes de dénigrement ou de déstabilisation qu'il a dû affronter au cours de sa carrière, notamment les horribles rumeurs sur l'état de son couple il y a trois mois, le journaliste lui a demandé d'un ton très compatissant "ça vous a blessé?"
    "Oui" a-t-il répondu très dignement...
    J'étais en larmes...

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  3. Z'avez raison, B, ici c'est un endroit où on se fait plutôt du mal, et là bas, plutôt du bien...

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Et vous, z'en pensez quoi?