lundi 4 juin 2012

De la nuit blanche et obscure d'un absent...

Il est des silences plus parlants que bien des mots trop bien choisis.
Il est des blancs bien plus cruels que bien des cris bien trop stridents.
Il y a l'absent qui ne fait du tort qu'à lui même,
Ne brillant pas assez pour se faire remarquer.
Il est des fenêtres qui n'auront jamais laissé passer la lumière,
Des toits sous lesquels on ne me verra pas grimper, 
Des tables qui ne me serviront jamais de bols d'air,
Des verres vides qui n'ont pas fini de me faire trinquer.
Il est un soleil qui n'aura brillé que pour me laisser dans l'ombre,
Une lune qui ne veut plus bercer mes illusions,
Un sommeil qui me laisse à ma peine au lieu de m'emporter,
Il y a le rêve qui m'abandonne avant de se réaliser.

mercredi 30 mai 2012

De la diversité des techniques de séduction masculine....


... chez les batraciens ! (suite)

Il y a les élégants.





Le mâle triton alpestre ci contre, arborant un gris bleu très joli tout en contraste avec son ventre orange


Le triton palmé, plus fin, dans les tons cuivrés...


Les mâles tritons sont plutôt du genre délicats. Ils approchent la femelle, doucement, et essaient de se faire remarquer en exposant ostensiblement leur crête dorsale, ou bien en faisant vibrer leur queue sous les yeux de la femelle impassible. Notez qu'ils sont si distingués que l'accouplement a lieu sans contact. Quand monsieur estime que madame est consentante, il libère dans l'eau sa semence, très proprement conditionnée, que madame aura tout loisir de récupérer ou non... La classe, non?

Mais on va voir qu'il y a moins élégant que les tritons.

Tenez, ici par exemple...



Soudain,  une rencontre pas si fortuite que ça...


Aussitôt notre séducteur se pare de ses plus beaux atouts vocaux pour taper dans le tympan de sa cible



Mais ça tourne au combat de sumo...



Dénouement?
Ne nous y trompons pas, il y a bien eu méprise...


Les deux protagonistes étaient mâles tous les deux.
Chacun va donc repartir de son côté, un brin contrarié, mais pas découragé pour autant...

Je sais pas vous, mais il me semble que l'humain est plus proche de la grenouille que du triton.





Rencontres d'un jour




Dans la série "camouflage", après le crapaud sonneur, la grenouille verte. J'adore la photo ci-dessous, je ne me lasse pas du jeu de couleur. Un peintre avec trois couleurs uniquement n'aurait pas fait mieux...





Pas du tout camouflée, et toujours élégante, la demoiselle...


Comme sa cousine, la libellule "déprimée", qui ne semble pas l'être pour un sous...


Méfiance, qui donc va se faire avaler par la couleuvre ?




C'est beau, un plan d'eau, en mai....